Aujourd’hui, j’aimerai vous parler de formation au management de transition. Les métiers du management de transition sont relativement nouveaux et aucun diplôme, aucune formation continue officiellement reconnue par l’état, ni aucun « certificat » de management de transition ne prépare à ces nouveaux métiers.

Dans ces conditions, faut-il « attendre » l’expérience pour se prétendre manager de transition aguerri ?

J’ai personnellement participé à la fondation de l’Institut de Formation au Management de Transition. Et ce ne fut pas un long fleuve tranquille. Entre préjugés et convictions profondes, comment trouver un juste équilibre pour former les managers de transition de demain ?

Former au management de transition ? Quelle drôle d’idée…

Avant, j’étais convaincu qu’on est manager de transition ou on ne l’est pas ! Que personne ne se forme à 50 ans et plus !

Sauf que j’ai découvert qu’il y a plein de bonnes raisons de se former au management de transition quand on veut être un vrai manager de transition.

De même que la fédération nationale du management de transition (France Transition) conditionne l’adhésion de ses membres à l’obtention du label qualité FNMT, vérifié par Véritas, de même le diplôme de formation professionnelle IFMT garantit que le manager diplômé a suivi, et en principe intégré, les grands fondamentaux du métier.

Difficultés de la formation au management de transition en France

Le management de transition en France n’est pas une profession réglementée, mais on attend quand même d’un manager de transition un minimum :

  • une méthodologie d’intervention
  • un savoir-faire de transformation pour accompagner le changement
  • une relation contractuelle

C’est le rôle de France Transition que de favoriser la professionnalisation du management de transition. Les pratiques des EMT adhérentes sont encadrées, il est logique que France Transition, via l’IFMT, propose également un encadrement des managers de transition « labellisés », accompagnant ainsi les professionnels dans le développement de leurs compétences.

D’ailleurs les professions du Syntec (recrutement, outplacement, consulting, relations publiques…) ont toutes également des actions en ce sens, soit directement, soit en finançant des chaires.

Et la Fédération Allemande du management de transition ne s’y est pas trompée, qui gère également un organisme de formation au management de transition en Allemagne (AIMP Academy).

Pourquoi faut-il se former au management de transition ?

Le métier de manager de transition étant nouveau, les outils et process utilisés par tout cadre dirigeant doivent être replacés dans un contexte de transition :

  • SWOT
  • matrices stratégiques
  • Pareto
  • rapports d’étonnement…

Le travail sur la posture est fondamental à l’IFMT, car le management de transition est une posture vraiment spécifique.

En effet, le contexte du management de transition se caractérise par la VITESSE et par la PRESSION. Comment, donc, utiliser les outils habituels du management dans un contexte où l’atteinte de résultats est attendue rapidement et fortement ?

Alors certes, on connaît tous des managers expérimentés faisant de très belles missions de transition sans être passés par l’IFMT. Mais on connaît aussi (hélas) des managers diplômés de l’IFMT qui ont connu des échecs. D’un autre côté, on connaît tous également des managers de transitions expérimentés et autodidactes ayant créé de très belles entreprises, et autant d’HEC ou d’X qui se sont « plantés ».

Est-ce une raison pour ne pas faire HEC ou X ? Le débat est ouvert.

Gilles Marque – ACTISS